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Tallis Enters the DREAD Collection



Programmée puis annulée trois fois cette année pour cause de Covid, l’exposition JAMAICA INSULA n’est pas encore programmée pour la rentrée mais nous continuons d’enrichir nos collections. Ce superbe exemplaire de la carte de Tallis (1855) rejoint donc notre collection de cartes. Classique, elle ne figure pas parmi les cartes les plus rares de l'île car elle n'est pas aussi ancienne que certaine. Néanmoins, elle est recherchée pour son esthétisme et les beaux exemplaires, bien peints et en bon état, restent difficiles à trouver. Celui-ci est tout simplement... parfait.


Au milieu du XIXe siècle, la société John Tallis s’illustre en sortant The Illustrated Atlas (1851), salué dès sa sortie comme l’un des atlas les plus décoratifs jamais édité. Les cartes Tallis se distinguent par les nombreuses vignettes qui les entourent, représentant les villes, des scènes de vie etc. Les mêmes cartes sont plus tard reprises pour l’ouvrage Universal Pronouncing Dictionary, dont notre exemplaire est tiré.


La carte mesure environ 32cm x 22 cm et a été « dessinée et gravée par J. Rapkin », comme indiqué en bas à droite. Au-delà de l’île elle-même, on trouve 6 vignettes, elle aussi peintes à la main.




1. Sugar Mill : en bas à droite, on trouve un moulin à sucre au milieu d’une plantation. La scène est animée de plusieurs personnages noirs. L’esclavage est aboli dans l’île depuis 1838, mais cette image rappelle le passé douloureux de l’île.




2. Poisson volant : représenté en plein « vol », ce poisson volant était la star des premières relations de voyage, qui signalaient toujours cet animal étonnant, capable de bondir plusieurs mètres hors de l’eau pour échapper à ses prédateurs. Lorsqu’ils croisaient la route d’un navire, beaucoup atterrissaient sur le pont, excitant la curiosité de l’équipage.


3. Port Antonio : l’une des plus belles baies de Jamaïque, situé sur la côte nord de l’île.


4. Seal of the Colony : le sceau de la colonie anglaise, qui marquait les documents officiels de l’île.




5. Kingston : vue depuis les Long Mountains ou Wareika, à l’ouest. On découvre une ville encore peu étalée, avec la baie de Kingston et quelques navires à l’ancre. Au loin, derrière la Hunts Bay, on distingue les terres de la fameuse Green Bay.


6. Port Royal Harbour : la baie de Port Royal, ancien centre névralgique de l’île et QG des terribles flibustiers menés par Henry Morgan.


A partir du XIXe siècle, les cartes se font de plus en plus décoratives et visent à embellir les murs autant qu’à guider les navires. La Jamaïque de Tallis est l’exemple parfait de cette nouvelle approche de la cartographie. Et c’est une vraie réussite qui trouvera sa place dans la prochaine exposition JAMAICA INSULA !



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