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Recommandé par le Gleaner (Ja.) !

January 6, 2019

Ce dimanche 6 janvier, le quotidien jamaïcain The Gleaner accorde une longue chronique à notre ouvrage Jamaican Street Art (DREAD Editions) : Les Fresques de l'espoir et du désespoir...

Verdict : Recommandé par le Gleaner.

 

 

Traduction en français d'une partie de la chronique.

To read the English version, please click on the picture above.

 

" Les fresques murales sont l'expression de l'art post-moderne né dans l'Amérique des années 70 sous les coups de crayons des gamins des quartiers pauvres. De fait, le street art jamaïcain lui ressemble par ses origines existentielles mais reste bien plus homogène dans ses thématiques.

 

Sur des espaces sacrés et souvent éphémères, le street art jamaïcain mêle histoire, politique et philosophie pour former un tout des plus singuliers. Ici, l'imagination d'artistes comme Ikem Smith, Gideon Reid, Omar "Gart" Wright, Ricky Soul, Bones Williams et de nombreux autres, plonge dans l'inconscient collectif, où se croisent la vie et la mort, où le "ying" et le "yang" s'affrontent pour la souveraineté. Néanmoins, ce cadre chaotique est enraciné dans l'espoir. Depuis les fissures émerge une dialectique volumineuse, celle du Bob's Last Supper de Wright, du Small Wolrd Studio peint par Gideon Reid ou du Baptism de Ricky Soul.

 

 

 

 

Ici, l'art est résistance, un acte politique qui dépasse le simple aspect esthétique. A travers le livre transparait le désir de se réclamer d'une culture, d'éviter toute fraude et de conjurer l'asservissement du christianisme. Les fresques parlent : le rédempteur est noir, et ses disciples aussi.

 

" Dans des oeuvres irisées, les stylos qui ont donné vie à tant de chansons de contestation, de manifestes et de poésie, cèdent le pas aux pinceaux et à la peinture..."

 

Il s'agit d'une révolution sans visage, annonciatrice de victoire, d'un populisme iconoclaste contre l'establishment. Dans des oeuvres irisées, les stylos qui ont donné vie à tant de chansons de contestation, de manifestes et de poésie, cèdent le pas aux pinceaux et à la peinture. Les modèles et les domaines diffèrent, l'esprit demeure.

 

 

 

 

Chaque fresque résonne comme un miroir politique, un 'zeitgeist' culturel. Avec des explosions de couleur, une surface osée et volontaire. Dans chaque trait se terre une part d'unique, une iconique joie de vivre (en français dans le texte) qui transcrit les aspirations des Hommes. Ce sont des ghettos d'espoir, des bidonvilles suintant de voix sans repentance et d'une synergie vertigineuse. Ici se trouvent des ressources inexplorées. Les fresques parlent d'amour et d'unité. On y voit des colombes qui prennent leur envol, mais cette 'paix' est interrompue par les hommages funèbres : Mama Lorrie, Nous T'aimons, Tu Nous Manques... Il y a de la vie dans chaque peinture.

 

 

(...) Par la providence, certaines fresques renaîtront des cendres du désespoir; les autres, seront moins chanceuses. Mais là encore, il y a l'espoir, capturé avec force sur la couverture du livre. Là vit chaque oeuvre dans le coeur de chaque homme qui rêve. Ô, rêver, il nous faut !

 

Jamaican Street Art est préfacé et écrit en français mais jamais l'expression une image vaut cent mots n'aura eu autant de sens.

 

 

 

Verdict : Recommandé

 

par Glenville Ashby

 

 

 

 

 

 

 

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