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Qui a réellement écrit No Woman No Cry ?

September 4, 2016

Photographie 30x20cm, tirage professionnel original signé. 99 €.

Vincent "Tata" Ford, Trench Town (DREAD Editions).

 

 

 

VINCENT FORD, alias TATA, le défunt "rude boy" de Trench Town, qui abrita Bob Marley lorsqu'il quitta le domicile maternelle, est crédité comme co-auteur de plusieurs titres de Bob Marley et comme l'auteur de la célèbre chanson No Woman No Cry qui se passe dans les "tenement yards" (logements sociaux) de Trench Town, où Bob passa une partie de son adolescence et où il rencontra notamment Peter Tosh. Dans son fauteuil roulant (il avait été amputé à cause du diabète), Tata nous avait accueillis avec une moue de "rude boy" typique, au coin d'une ruelle de ce terrible ghetto, refusant l'interview que nous lui proposâmes mais acceptant d'être pris en photo, si cela ne prenait que quelques secondes ! En retrait, la pancarte d'une maison disait : Bad dog, chien méchant. Parfait. Débordant de vie et versé dans ces échanges verbaux très vifs qui rendent les Jamaïcains si attachants, Tata m'a laissé un souvenir qui à des allures d'une énorme tâche de couleurs denses et explosives.

 

Voilà ce que dit Don Taylor dans Bob Marley & Moi sur son éventuelle implication dans l'écriture de No Woman No Cry qui, clairement, sonne comme du pure Bob Marley : " Lorsque Bob vit que les royalties rapportées par I Shot the Sheriff s’élevaient à neuf millions de dollars, il saisit un peu mieux l’importance du publishing et des droits de publication qu’il avait cédés à Cayman Music ; il commença à suspecter Danny (Sims, de Cayman Music, nde) de tout garder pour lui. Il décida alors, en accord avec Allan Cole et Yvette Morris (qui bossait pour Bob et fut un temps sa petite amie), de créditer ses chansons à des tiers afin d’échapper à l’emprise de Cayman Music. Ce qu’ils firent pour l’album Natty Dread, y compris pour No Woman No Cry. Ce procédé alerta Danny et ses amis mafieux, qui se voyaient ainsi spoliés de revenus conséquents.  (...) Bob n’avait pas mis longtemps à comprendre les petits arrangements de l’industrie du disque. Il commençait à faire la différence entre management, publishing et enregistrement ; et lorsque Danny Sims se pointa pour renouveler son contrat, Bob accepta de prolonger la partie concernant le publishing pour une durée d’un an à condition qu’il abandonne celles du management et de l'enregistrement. Encore une fois, il avait observé jusqu’à en savoir assez pour imposer ses exigences."

 

 

La chanson, présente sur l'album Natty Dread en version studio, ne devint le tube que l'on connaît que lorsqu'elle sortit en 45 Tours dans sa version live, tirée de l'album Live (1975).

 

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